Jeudi 20 août 2009
Les militants socialistes du Finistère ont imposé le non-cumul des mandats et la parité intégrale à leur fédération, la première en France à proposer de telles "restrictions".

 En clair, "c'est la fin des 'député-maire' et 'sénateur-maire'", a expliqué le premier secrétaire fédéral, Marc Coatanéa. Selon le responsable, 60 % des onze cents votants inscrits se sont exprimés en faveur du non-cumul d'un mandat de parlementaire avec des "fonctions exécutives". Les parlementaires finistériens ne pourront conserver qu'un mandat de conseiller municipal ou régional.


"Les militants étaient très demandeurs", a déclaré M. Coatanéa, qui confirmait des informations parues  dans le quotidien Le Télégramme. "Je suis favorable au mandat unique depuis que j'ai adhéré au PS, il y a seize ans", a ajouté le jeune chef de file socialiste du Finistère, tout en admettant ne pas avoir voulu "brusquer" les militants en imposant son choix d'un strict non-cumul.


Cette réflexion menée durant près de quatre mois a d'ailleurs été bien accueillie par les quatre députés et sénateur socialistes, qui ont abandonné leur mandat de vice-président du conseil général du finistère. La décision est également vue d'un bon œil par le président de l'assemblée départementale, Pierre Maille, qui s'est toujours interdit toute autre fonction quand il était maire de Brest ou, comme aujourd'hui, en tant que président du conseil général.


Concernant la mesure d'égalité homme-femme adoptée, le PS finistérien s'est engagé avec 70 % des suffrages, à mettre en application "la parité intégrale". Ainsi, sur vingt-sept des cinquante-quatre cantons du Finistère qui seront renouvelés lors des cantonales de 2011, le PS présentera treize femmes et treize hommes plus un ou une candidat(e), a expliqué Marc Coatanéa.

Par Section PS du canton de Saint Thégonnec - Publié dans : La vie du Parti
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Jeudi 20 août 2009
Un nouveau site dans la blogosphère politique du PS finistérien : celui de Marc Coatanéa, premier secrétaire fédéral du PS 29 et membre du Bureau National.


Marc propose ici des pages pour éclairer notre réflexion sur différents sujets embrassant le local, le national et l’international.


Des notes et des commentaires utiles en effet pour être au plus près de l’actualité sans négliger la vie interne du parti ; cette actualité socialiste locale qui nous tient à cœur…pour nous consoler du national comme beaucoup mais gageons que le pire est déjà derrière nous…


Un grand bravo pour cette initiative qui nous rapproche encore plus en période de doutes pour certains….D’ailleurs, si vous doutez encore de l’intérêt de votre engagement au sein de notre famille pour l’année à venir, voyez celui-ci comme un combat collectif et crédible à la différence des autres partis qui poussent comme des champignons sur la crise. La transparence et le débat démocratique sont souvent ignorés dans ces nouveaux partis (voyez ce qui s’est passé avec le NPA... pour les écologistes nous savons aussi par expérience leur impossible compatibilité !). Nous vivons une métamorphose nécessaire au sein de notre parti. Avec vous, militants et sympathisants elle sera encore plus riche !

Resserrons les rangs derrière notre secrétaire, expliquons autour de nous ce qui est en jeu réellement et fuyons les polémiques orientées et médiatisées .

Un site à consulter régulièrement :
http://www.marc-coatanea.fr/dotclear/

Par Section PS du canton de Saint Thégonnec - Publié dans : La vie du Parti
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Jeudi 20 août 2009















A quoi les socialistes ont-ils pensé le 27 juillet ? A la victoire de Bouvines de 1214 ? La chute de Robespierre de 1794 ? Le début des Trois Glorieuses en 1830 ? Et pourquoi pas puisque certains de nos leaders n’ont plus d’autres espoirs que de célébrer le passé ou de s’inventer d’improbables destins solitaires.

Et pourtant, ce n’est pas cela que nous avons voulu célébrer en ce 27 juillet. Nous sommes nombreux à conserver comme boussole ces mille jours qui nous séparent du premier tour de la prochaine présidentielle. Mille jours c’est long et c’est court. C’est suffisamment lointain pour que certains en oublient tout esprit de responsabilité et campent sur l’égoïsme de leurs positions. C’est suffisamment court pourtant au regard de la tâche collective que nous avons à mener pour n’avoir qu’un devoir : celui du travail.

En mille jours, nous devons relever l’étendard du socialisme. Ce drapeau retrouvera ses couleurs si nous réussissons à proposer une société reconnaissant à chacun sa place, à chacun le droit à la réussite mais aussi à l’échec, à chacun le droit à l’éducation.

Une France qui protège socialement ses citoyens et qui fait confiance à ses entrepreneurs. Une France du travail qui honore ceux qui usent leurs forces de travail pour sa construction. Une France qui s’empare d’un nouveau compromis, capital-travail-nature, pour en faire son nouveau contrat social. Une France où se remette en marche l’ascenseur social par l’éducation, les entreprises et les services publics. Une France qui n’a plus peur de l’Europe et qui recrée un idéal commun. Une France qui fait le choix de sa défense dans un monde imprévisible. Une France fière de son histoire et assurée de son futur !

Mille jours aussi, pour construire un projet de société et un programme de gouvernement donnant un visage à cette nouvelle France, le visage de la solidarité entre les générations, le visage de la justice dans la répartition des richesses, le visage de la morale publique et du rejet de l’argent-roi. L’ampleur des combats à venir pour l’emploi et sa juste rémunération, pour l’égalité d’accès à la santé et pour l’égalité scolaire, pour la préservation de notre environnement nous oblige à l’audace. Il y aura des gagnants, le plus grand nombre. Mais il y aura des perdants. Ceux dont l’UMP a décidé de protéger les fortunes en les réfugiant derrière le bouclier fiscal. Il faudra l’annoncer, l’assumer, et convaincre une majorité de citoyens que nous agissons ainsi pour le bien public.

Il en sera de même pour le modelage de sa géographie urbaine et industrielle. Concentration et accumulation sont consubstantielles de la seule règle du marché, mais concentration et accumulation ne font pas les métropoles, les villes et les territoires que nous voulons. Un Etat a la politique de sa géographie, il ne peut laisser en déshérence des pans entiers de son territoire. Il n’en a pas le droit d’autant que c’est une ineptie économique. Là aussi, des décisions seront à prendre. Nous les assumerons dès les discussions autour de la convention militante de cet automne. En mille jours, nous devons être capables de dessiner cette France pour lui redonner une âme et des armes dans la compétition internationale.

Mille jours enfin pour faire émerger un leader et construire une majorité. Une majorité d’abord. Chaque parti peut faire le choix de l’isolement, du repli sur soi. Chacun peut estimer qu’il fera ses choux gras de la déliquescence de ses partenaires. Mais cette stratégie est vouée à l’échec. Nous savons tous qu’il n’y a pas d’autre solution que l’union. Une union construite autour d’un projet politique commun, d’un contrat de majorité, de répartition des responsabilités. Les anathèmes, les exclusives entre partis de gauche ne font que le jeu de la droite. Nos divisions surjouées n’améliorent pas le quotidien de ceux qui souffrent ! L’histoire de la gauche est claire. Elle gagne unie.

Le meilleur moyen pour définir son projet de gouvernement ? Travailler, travailler et travailler encore ! Ainsi la perspective d’une maison commune avec les composantes écologistes et communistes, fondation de la prochaine majorité gouvernementale, deviendra un nouvel espoir de changement.

Le MoDem aura alors à se positionner par rapport à ce rassemblement à gauche. S’il se reconnaît dans notre plate-forme de gouvernement, il sera alors le bienvenu, car nous ne serons pas de trop pour relever la France. En revanche, s’il mégote, tergiverse un coup à droite, un coup à gauche, il ne sera alors pas possible de gouverner ensemble. A lui de franchir le seuil de la maison commune de la gauche.

Le leader ensuite. Mille jours sont bien suffisants pour décider qui sera celle ou celui qui portera la voix de millions de citoyens pleins d’espoirs de construire une nouvelle société. Les primaires permettront d’asseoir la légitimité d’une candidate ou d’un candidat, d’ouvrir largement le débat autour de notre projet. Organisées après les régionales, au-delà du seul PS, elles favoriseront l’émergence d’un candidat qui aura le temps de rassembler la gauche, de ne laisser aucun sentiment de défaite aux partisans des autres candidats non désignés, puis de parler à tous les Français.

Mille jours, c’est court. Mais c’est suffisant pour la victoire en 2012. Afin d’écrire une nouvelle page de l’Histoire de France.

 

Gwenegan Bui, Mathieu Klein et Marylise Lebranchuj, membres du bureau national du PS.

Par Section PS du canton de Saint Thégonnec - Publié dans : La vie du Parti
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