Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 11:26

Alors que la Droite s’accommode des inégalités, François Hollande veut défendre la politique familiale en la rendant plus juste

1 - La propagande de l’UMP n’est qu’une succession de mensonges

Le 10 janvier, le candidat sortant a accusé F. Hollande de vouloir « porter un coup à la politique familiale » : « supprimer le quotient familial [serait] une folie ». Il s'agit d'un double mensonge :

- Jamais la suppression du quotient familial – qui ne représente qu’environ 10 % des dépenses familiales (13 Md€ sur 100 Md€ au total) – n’a été envisagée par F. Hollande. Il propose de préserver entièrement son enveloppe budgétaire et de le moduler afin qu’il soit plus juste pour toutes les familles.

- En réalité, la droite s'accommode de la situation actuelle, c’est-à-dire des injustices : 10 % des ménages les plus favorisés captent plus de 40 % du dispositif ! Sarkozy révèle ce qu'il n'a jamais cessé d'être : le chef d'un parti conservateur qui ne sait jouer que sur les peurs.

2 - Les mensonges de la droite ne masquent pas ses échecs en matière de politique familiale : avec Sarkozy ce n'est pas « famille, je vous hais », mais « familles, je vous mens » !

Pour les familles, le quinquennat Sarkozy restera celui des promesses non tenues : droit opposable à la garde d’enfant, création de 200 000 places d'accueil supplémentaires pour la petite enfance ou encore la création du statut de beau-parent ont été oubliés. Quant au versement des allocations familiales dès le premier enfant, il a été écarté.

- Les familles sont plus fragilisées qu'il y a 5 ans : les prestations familiales ont perdu 10 % de leur valeur par rapport au salaire moyen depuis 2007 ; la scolarisation des enfants de 2-3 ans a diminué de moitié à cause du non remplacement aveugle d'un fonctionnaire sur deux ; la branche famille a été amputée d'une partie de ses recettes de CSG pour financer la dette sociale ; la demi-part fiscale pour les personnes seules ayant élevé un ou plusieurs enfants a été supprimée en 2009, tout comme l'avantage fiscal pour les jeunes mariés, disparu en 2011. Sans parler de l'augmentation du coût du logement et de la santé (taxe sur les mutuelles notamment) que les familles subissent de plein fouet.

- Sarkozy a défendu le statu quo fiscal, c’est à dire les privilégiés : il refuse de faire contribuer davantage les familles aisées en modifiant le quotient familial, mais il n'a pas hésité à augmenter les impôts des familles modestes et des classes moyennes en relevant la CSG et la TVA, ou en taxant les mutuelles. Il veut maintenant s’attaquer à leur pouvoir d'achat avec une « TVA Sarkozy » anti,sociale qui signifierait le transfert des cotisations destinées à la branche famille vers l'impôt sur la consommation payé pour tous.

3 - François Hollande veut renforcer la politique familiale en la rendant plus juste.

Il veut engager une politique d’ensemble pour la famille, globale, cohérente et équitable. Il ne sépare pas l’enjeu des droits (statut de beau-parent, mariage entre les couples de même sexe, égalité femmes/hommes), la question des services aux familles (service public de la petite enfance) et le défi de la redistribution (prestations familiales, quotient familial). Avec un principe : rétablir de la justice.

Rendre le quotient familial plus juste, cest le moduler pour que les plus modestes et les

classes moyennes puissent en bénéficier davantage.

Dans le système actuel, plus les parents sont riches, plus l’Etat les aide en leur apportant un avantage fiscal important. Par exemple, une famille de 3 enfants qui gagne 10 fois le smic a un avantage fiscal de 9 000 € alors qu’une famille de 3 enfants dont les revenus n’atteignent que 2 fois le smic ne déduit que 600 €. F. Hollande a raison de dire : « ce n’est pas juste ». C’est pourquoi il propose de faire évoluer le système au bénéfice des ménages modestes et moyens :

- en faisant bénéficier du quotient familial les plus faibles revenus qui demeurent non imposables,

- en modulant le dispositif de manière à réduire l’avantage pour les familles les plus aisées.

Cette réforme est juste, ambitieuse et ne coûte rien aux finances publiques :

- pas un euro ne sera pris aux familles ;

- aucun ménage ne se situant dans la classe moyenne ne perdra à la réforme proposée ;

- c’est ce que font la majorité des pays européens – l’Allemagne, mais aussi l’Italie ou les Pays-Bas.

Fiscalité sur le revenu, sur le patrimoine et sur la famille plus juste, services publics redressés, nouveaux droits pour tous, politiques ambitieuses pour l’emploi et le pouvoir d’achat :la patrie des familles, c’est la gauche !

Par Section PS du canton de Saint Thégonnec - Publié dans : Elections Présidentielles
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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 11:18

Lors de ses voeux aux acteurs de l’éducation, le candidat sortant s’est félicité du bilan de l'action qu'il a menée avec la majorité depuis 2007. Une supercherie de la part du liquidateur de l'école de la République, qui ne résiste pas à l'examen des faits.

 

1. La dévalorisation du métier enseignant

- 80000 suppressions de postes de 2007 à 2012, ce sont des écoles qui ferment, des classes surchargées, des enseignants moins disponibles pour leurs élèves, des professeurs non remplacés. La France, avec 5 enseignants pour 100 élèves, est au dernier rang des 37 pays de l’OCDE en matière de taux d’encadrement en primaire.

- Suite à la catastrophique réforme de la mastérisation, les nouveaux enseignants sont envoyés devant les élèves, à temps complet, sans avoir reçu de formation pratique ! Pour le Gouvernement, être enseignant serait donc le seul métier qui ne s’apprend pas.

- D'après l'OCDE, le salaire relatif des enseignants par rapport aux autres professions a fortement diminué (- 17 % en 9 ans). Sarkozy prétend avoir revalorisé la rémunération desjeunes enseignants de 18 %. En réalité, sur le quinquennat, seuls les enseignants débutants ont vu leur traitement augmenter d’à peine 5%.

- Résultat : une perte d’attractivité gravissime du métier d’enseignant. Le nombre de candidats aux concours est passé de 7 pour 1 poste offert en 2004 à 2,6 pour un poste offert en 2009 (ce ratio est de 10 dans les pays les plus performants comme la Finlande ou Singapour).

2. L’intérêt de l’élève méprisé

- Avec la semaine de 4 jours, généralisée de façon arbitraire, les enfants ont les journées les plus longues d’Europe en même temps que les semaines et l’année les plus courtes. Au prix d’un stress croissant.

- Dans les enquêtes internationales (PISA), entre 2000 et 2009, les élèves français sont passés de la 12e à la 18e place pour la lecture.

- La scolarisation des moins de 3 ans s’est effondrée, passant de 35% en 2001 à moins de 15% aujourd’hui.

3. Des inégalités scolaires qui explosent et un pays qui décroche

- La France est désormais l’un des pays où les inégalités sociales ont l’impact le plus fort sur les inégalités scolaires, et les attaques incessantes contre la carte scolaire ont encore renforcé la ségrégation sociale.

- Les enfants bénéficiant des dispositifs d’accompagnement personnalisé et de soutien, comme les RASED, sont les premières victimes des suppressions de postes.

- Résultat : le nombre d’élèves en grande difficulté augmente et 150 000 jeunes sortent du système scolaire sans qualification ni diplôme.

4. L’école privée favorisée, la laïcité attaquée

- La loi Carle sur le financement des écoles privées a imposé aux municipalités de financer des écoles privées d’autres communes si leurs résidents ont choisi d’y scolariser leurs enfants.

- Le privé ne supporte que 10 % des suppressions d’emplois au lieu des 20 % que l’équité exigerait.

- Des fondations visant a développer l’enseignement privé hors contrat sont reconnues d’utilité publique.

Le Président de la destruction de l'école ne saurait être celui de sa reconstruction en 2012. Pour ceux qui aiment et qui vivent l'école, c'est François Hollande qui porte le projet du redressement éducatif : fin de la règle aveugle du non-remplacement d'un poste sur deux et création de 60 000 postes d'enseignants et d'encadrants sur la législature, priorité au primaire et aux zones d'éducation prioritaires, rétablissement d'une formation initiale et continue des enseignants digne de ce nom, mise en oeuvre concertée

d'une nouvelle sectorisation. Pour l'école, le changement, c'est maintenant.

Par Section PS du canton de Saint Thégonnec - Publié dans : Elections Présidentielles
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 16:26

En 2010, huit millions de Français se sont mobilisés pour dénoncer le plan Sarkozy sur les retraites. L’ensemble de la gauche et des organisations syndicales l’ont combattu. Ensemble,nous avons dénoncé :

- son inefficacité : le financement n’est pas bouclé puisque le déficit des régimes deretraites atteindra encore 15 milliards d’euros en 2018, sans que l’on puisse compter sur le Fonds de réserve mis en place par la gauche et que la droite a siphonné pour financer les dépenses de court terme ;

- son injustice : 80 % de l'effort financier est porté par les ménages et les salariés ; ceux qui ont commencé à travailler jeunes doivent cotiser 44 ans avant de pouvoir s’arrêter,alors que ceux qui ont fait des études et commencé à 21 ans peuvent partir dès 62 ans.

- son instabilité qui montre que rien n’est réglé. Trois mois après l’entrée en vigueur du plan Sarkozy, le Gouvernement l’a durci pour les salariés en accélérant d’un an le passage aux 62 ans, de 2018 à 2017 (2ème plan d’austérité Fillon le 7 novembre(2011).

1. Tout salarié qui a commencé à travailler à 18 ans ou avant et qui a toutes ses annuités (41 ans en 2012, 41,5 ans ensuite) pourra partir à taux plein à l'âge de 60 ans. Il sera mis fin à l’injustice du dispositif Fillon consistant à exiger 43, parfois 44 annuités à des salariés ayant commencé à travailler tôt alors même qu'une vie de travail les a épuisés. Cette décision sera prise immédiatement, au lendemain de l’élection présidentielle.

2. Dans la foulée, courant 2012, une négociation sera engagée par l'Etat avec les partenaires sociaux. Elle intégrera l'ensemble des autres enjeux : pénibilité, financement et contribution des revenus du capital, décote pour ceux qui n’ont pas leurs annuités et qui veulent partir avant, organisation des temps de vie, sécurisation des parcours professionnels

Les caricatures et les polémiques agitées par la droite n'y changeront rien : François Hollande est déterminé à mettre en oeuvre une autre réforme des retraites, juste et durablement financée.

 

 

 

 

Parce qu'il n'est pas équitable socialement et pas viable financièrement, le plan Sarkozy sur les retraites sera remis à plat en 2012.

Interrogé sur RTL le 12 décembre 2011, François Hollande a pris un engagement fort et précis

  

Par Section PS du canton de Saint Thégonnec - Publié dans : Elections Présidentielles
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