Mardi 3 février 2009

Un des prochains grands débats en France portera sur la réforme territoriale. Quelles compétences pour quels territoires ? Quelle répartition entre les collectivités locales et l’Etat ? Avec quels financements ? Et pour quelle démocratie locale ? Toutes ces interrogations sont légitimes, elles appellent selon moi une nouvelle étape de décentralisation, guidée par les principes de démocratie, d’efficacité et de simplicité.

Mais attention ! Ce qui intéresse l’egoprésident, c’est moins les réponses à ces questions qu’une seule préoccupation : le changement des modes de scrutin afin d’en tirer un bénéfice électoral.

Le mode actuel d’élection des régions est proportionnel avec une prime majoritaire pour la liste arrivée en tête. Ce système est équitable. Il assure l’existence de majorités stables. Il permet le respect de la parité. Seulement voilà ! Ce mécanisme a permis, puisque les électeurs on ont décidé ainsi, que la quasi totalité des régions soient dirigées depuis quelques années par la gauche et par les verts. Situation, on l’imagine, insupportable pour le sarkozisme. C’est donc cela que l’egoprésident veut changer.

Pour y parvenir, la droite veut proposer que désormais les conseillers régionaux soient remplacés par des “conseillers territoriaux”, élus selon un autre mode de scrutin : soit le scrutin majoritaire au niveau des cantons, favorable à la droite, soit ce scrutin dans les cantons ruraux et un scrutin proportionnel dans les zones urbaines afin que, même dans ces zones favorables à la gauche, la droite trouve son avantage. On invoque les grands principes, mais on organise de petites manoeuvres. Ce qui intéresse en réalité le pouvoir, c’est le basculement à droite de plusieurs régions, avec redécoupage de celles-ci si nécessaire pour favoriser cet objectif.

Bien sûr, le Gouvernement habille tout cela. Il prétend qu’on réalisera ainsi des économies : balivernes ! Qu’on coordonnera mieux départements et régions : en réalité on tue la région si on la fait dépendre d’intérêts cantonaux. Et il balaie l’exigence de parité : aux partis de l’organiser. Avantage supplémentaire pour la droite, cette “réforme” permettrait de repousser d’un an le déroulement du scrutin, avec l’espoir que la conjoncture en 2011 lui sera moins défavorable.

J’entends déjà les réactions du pouvoir à ces observations. “Comment ? Nous vous parlons d’une grande réforme des territoires et vous répondez mode de scrutin ! Quelle étroitesse d’esprit !” Mais c’est exactement l’inverse. C’est la droite qui veut ce magouillage. L’apparence, c’est la réforme des territoires, la réalité, c’est une volonté de manipulation électorale. Une de plus. Une de trop.

 


Laurent Fabius
Par Section PS du canton de Saint Thégonnec - Publié dans : Politique du gouvernement
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Vendredi 30 janvier 2009


A  l'appel unitaire de tous les syndicats, c'est environ 1 500 000 personnes qui ont défilé hier: soutenus par la Parti Socialiste, ils étaient en Bretagne: 
    20 000 à Brest
    15 000 à Quimper
    5000 à Morlaix
    3000 à Quimperlé ! et bien d'autres encore.
Les membres du Gouvernement sont restés muets pendant toute cette journée: ordre de l'Elysée?


Par Section PS du canton de Saint Thégonnec - Publié dans : Société
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Lundi 26 janvier 2009

  Les socialistes expriment leurs plus vives inquiétudes au sujet de l’éventuelle suppression du juge d’instruction , que le président de la République vient d’annoncer. La suppression du juge d’instruction est dangereuse à deux titres:

     - elle portera atteinte à l’indépendance de la Justice en confiant désormais l’instruction à des magistrats du parquet, soumis hiérarchiquement au pouvoir exécutif, a fortiori lorsque le pouvoir, comme c’est le cas aujourd’hui, intervient dans les affaires judiciaires au travers du parquet.

     - elle remettra en cause l’égalité des citoyens devant la justice. D’abord parce que le justiciable n’aura plus la possibilité de déclencher l’action publique si le parquet n’y consent pas. Ensuite, parce que selon les moyens dont disposent les justiciables, ils seront plus ou moins à même d’assurer leur défense. Le juge d’instruction n’instruisant plus à charge et à décharge, le travail des avocats n’en sera que plus complexe et donc plus onéreux pour les justiciables.

  Après s’être attaqué aux droits et aux libertés individuelles par l’initiative du fichier EDVIGE, l’instauration de la rétention de sureté pour les détenus présumés éternellement dangereux, l’interpellation musclée d’un journaliste au petit matin, les perquisitions de plusieurs rédactions,

ce projet vise désormais à affaiblir l’institution judiciaire au profit du pouvoir politique.

  Celui-ci constitue une étape supplémentaire dans la régression des libertés, les institutions étant désormais la cible principale de cette volonté de mise au pas.

  Dans un même mouvement, le gouvernement cherche à contrôler la télévision publique par le droit de nomination et de révocation de son président, à museler l’opposition parlementaire en restreignant sa capacité d’expression et d’amendement, et à mettre sous sa coupe l’institution judiciaire en plaçant l’ensemble du processus d’enquête sous la tutelle du ministère de la Justice.

  C’est ainsi l’ensemble des contre pouvoirs qui voit aujourd’hui leur indépendance mise en cause, confirmant les velléités de la droite d’un contrôle toujours croissant de la société

Tiré de : Le Poing et la Rose des socialistes du Canton de Saint Thégonnec

Par Section PS du canton de Saint Thégonnec - Publié dans : Politique du gouvernement
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